CHRISTIAN BOUTANT : « La Sacem protège et défend »!

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En entretien aujourd’hui, M. Christian BOUTANT, Délégué Régional de la Sacem Martinique. Nos îles comptent un grand nombre d’artistes et souvent ils méconnaissent cet organisme chargé de défendre leurs droits. Alors que la situation du Marché du Disque est extrêmement préoccupante avec la disparition de producteurs et distributeurs historiques, il semble que la musique vivante se porte de mieux en mieux. Le public délaisse le support CD, support physique, au profit du support digital mais la piratage reste extrêmement fort dans cette économie fragilisée. 

 

– Bonjour M. Boutant, vous êtes Délégué Régional de la Sacem, pourriez-vous nous rappeler le but de la Sacem et ses champs d’action?
C.B.: NOTRE BUT: protéger les auteurs et défendre leur droits. Cela se traduit par les dépôts des chansons, la perceptions des droits auprès des diffuseurs et le reversement des sommes perçues chaque trimestre aux auteurs, compositeurs et éditeurs. Notre Délégation s’occupe de la Martinique et de la Guyane et il y a une autre Délégation pour la Guadeloupe.

– De combien d’Auteurs-Compositeurs-Editeurs s’occupe la Délégation?
C.B.: Il y a 1 500 auteurs de Martinique et 350 de Guyane mais de façon générale la SACEM intervient pour les 150 000 auteurs-compositeurs inscrits chez nous mais également pour les auteurs étrangers diffusés en France, conformément aux contrats de réciprocités conclus avec plus de 70 sociétés d’auteurs au monde.

– Les inscriptions augmentent ou diminuent-elles?
C.B.: Peu ou prou, il y a toujours autant d’inscriptions depuis plusieurs années.

– En pratique, comment travaille la Délégation Martinique?
C.B.: Nous avons 1 Délégué, 4 collaboratrices, 1 collaborateur en Martinique et 1 en Guyane.
* Répartition du travail:
– 1 assistante chargée des discothèques , grands établissements, médias commerciaux , contentieux , actions culturelles, SDRM ( NDLR: Société des Droits de Reproduction Mécanique).
– 1 assistante chargée de l’accueil au standard et séances occasionnelles (bals, zouks, kermesses…).
– 1 assistante responsable des sociétaires pour les dépôts , réclamations , programmes , répartition.
– 1 assistante chargée de la gestion GUYANE
– 1 assistant chargé des activités externes Martinique ( magasins sonorisés, contrôles recouvrement…).
– 1 assistant chargé des activités externes GUYANE

– Est-ce facile de récupérer les droits d’auteur en Martinique?
C.B.: Pas du tout! Il y a de bons clients et des mauvais bien sûr. Nulle part, il n’est facile de récupérer les droits. La Martinique souffre encore d’une forme de marginalité économique, notamment dans le domaine musical, ce qui complique nos interventions.

– Est-ce difficile aujourd’hui pour un musicien de vivre de ses droits?
C.B.: Tous les créateurs ne s’impliquent pas de la même façon pour le suivi et la gestion de leurs droits. Ceux qui s’impliquent en général ont les résultats attendus…

– Les artistes antillais se plaignent souvent des médias radios. A votre niveau, notez-vous une baisse des perceptions?
C.B.: Toutes les radios importantes sur le plan économique nous paient des droits, mais elle ne remettent pas toutes les répertoires utiles pour la répartition. La situation reste plus grave pour ce qui concernent les télévisions car, en dehors de Martinique Première, la situation reste très compliquée.

– Comment se porte la production discographique aux Antilles?

C.B.: Il est rassurant de constater que l’énergie créatrice ne soit pas épuisée en dépit de la chute du secteur du disque. En 2014, nous devrions représenter des statistiques un peu rassurantes car les pressages sont en augmentation d’environ +15 % en regard de 2013.

– Pensez-vous que les solutions digitales peuvent être un atout pour la musique antillaise?
C.B.: Je dis OUI au Digital mais à conditions d’avoir les bonnes stratégies.

– Pourriez-vous nous faire un bilan de l’Année 2014?
C.B.: Le Bilans 2014 pour la SACEM est bon bilan mais nous sommes toujours fortement interpellés sur les capacités de la musique antillaise, capacités de pérennisation et de performance dans ce nouvel environnement mondial.

– Merci Christian BOUTANT

C.B.: Cordialement et à votre service.

 

Retrouvez une itw de Christian Boutant par Mano Loutoby réalisée en 2011

 

Le site de la Sacem : Sacem.fr

La Délégation Martinique/Guyane 

Centre D’affaire AGORA 2
ZAC Etang Z’Abricot
BP 428
97200 Fort-de-France
FRANCE
Christian BOUTANT
Tél : 05 96 72 61 61
Fax : 05 96 72 58 31

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