MARVIN: « Je ne veux pas faire de chansons vides de sens »

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 Juste un prénom, mais reconnaissable entre tous et qui fait mouche auprès des demoiselles dès qu’on le prononce… Marvin… Soupirs et évanouissements sont tout de suite au programme! Réservé, presque timide, Marvin a ceci de spécial que sa plume, très appréciée de la gente féminine, fait mouche. Chaque titre est une douce déclaration, un manifeste amoureux. Pour autant, il reste énormément discret sur sa personne, sur sa vie. Allons donc, de ce pas, à la découverte des secrets de Marvin.

 

– Bonjour Marvin, parle-nous de toi, tu es d’origine afro-bretonne et tu as grandi à Lorient. Ce fut facile pour toi?
Marvin: Je suis d’une mère bretonne et d’un père ivoirien de surcroît guitariste. J’ai grandi en Bretagne à Lorient, j’ai toujours un grand attachement pour cette région où mon enfance a été particulièrement heureuse. Je pense sincèrement que ce mélange culturel est une force.
– On dit que tu dois ton prénom au chanteur Marvin Gaye, c’est son fluide qui t’a fait aimé la musique? 😉
M: Ma mère est une fan invétérée de Marvin Gaye et de toute la Motown des années 80, et j’ai baigné et grandi dans tout cet univers qui m’a nourri.
– Que faisais-tu avant de te lancer dans la chanson? Tu étais un DJ reconnu, apparemment?
M: J’ai effectivement été DJ, j’ai également écumé les pianos-bar pendant quelques années dans un répertoire Jazz et Soul music.
– On te découvre donc en 2006, avec l’album « Corps & Ames », produit par DJ Wilson. Comment s’est passé cette rencontre et la réalisation de cet album?
M.: DJ Wilson était un ami et il  m’a fait découvrir la musique caribéenne et plus particulièrement le Zouk et c’est tout naturellement qu’il m’a proposé de produire mon premier album étant lui-même producteur à cette époque. L’idée de découvrir cette musique m’a tout de suite branché et nous avons foncé sans réfléchir .

– Immédiatement, tu trouves ton public avec « My boo », « Tout est fini » et surtout « Amour sans loi » qui lance ta carrière, tu t’y attendais?
M.: J’ai fait mes premières chansons avec le cœur, je n’avais pas pensé qu’elles pourraient traverser les frontières et être écoutées par tant de gens, ce fut donc une agréable surprise une toute nouvelle aventure qui s’apprêtait a changer ma vie.
– Amour sans loi parle de métissage, d’une relation entre un homme et une femme que leur couleur et religion séparent, un thème que l’on retrouve aussi dans le titre « Sans toi »; tu as vécu cette situation? Ça te touche profondément?
M.: Je suis moi-même issu du métissage, l’incompréhension des gens face aux différences culturelles est un thème qui me parle beaucoup, c’est probablement la raison pour laquelle je l’aborde souvent dans mes chansons. Après « Amour sans loi« ,  j’ai également reçu énormément de messages de gens que cette chanson avait touché, c’est ce qui m’a motivé à écrire « Sans toi » quelques années plus tard. Il faut dire que certaines mentalités n’ont pas changé pas à ce sujet mais on avance doucement.

– Tu es d’origine bretonne et ivoirienne et tu fais du zouk, quel mélange! 😉
M: Je crois que le zouk est la musique qui me correspond le plus, c’est un mélange de différentes sonorités du monde entier et comme je l’ai dit précédemment je suis moi-même un mélange de plusieurs cultures.
– Tu es père de famille, cela t’équilibre-t-il dans ta vie d’artiste ou est-ce quelquefois difficile à gérer?
M.: Outre les absences répétées dues à mes voyages fréquents, ma famille est mon équilibre et mon moteur et je ne pense pas que j’aurais pu accomplir tout ça sans eux.
– Ton second album, « le Son des mots » signe ton passage en tant que producteur et tu réussis ton pari avec « Plus Fort Que Tout » et « Je T’ai Dans La Peau ». Marvin confirme et s’impose dans le zouk love.
M.: Un deuxième album n’est jamais facile, il y a toujours des gens pour vous rappeler que la première fois, la chance y était peut-être pour quelque chose. J’avais besoin pour cet album d’être libre et de pouvoir faire la musique tels que je l’entendais et c’est tout naturellement que je me suis auto-produits pour pouvoir m’offrir ce luxe.

– Parallèlement, tu écris beaucoup pour les autres, ce que l’on sait moins, tu as des hits interprétés souvent par des femmes, à ton actif [Soumia, Christiane Vallejo, Kim, Ludy, Euridee’s, Emily Normann…]. Parle-nous de tes choix d’interprètes…
M.: C’est vrai que j’ai eu la chance d’écrire pour beaucoup d’artistes, pas seulement du Zouk, je suis toujours honoré de recevoir ces propositions et marche beaucoup à l’instant. Lorsque la sensibilité de l’autre artiste me touche, j’accepte automatiquement.
– Il t’a fallu 5 ans ensuite pour sortir « Mon Univers », pourquoi tout ce temps?
M.: Je me suis retrouvé un certain moment, à ne plus savoir quoi dire, j’avais besoin de vivre des choses, les vraies choses de la vie avant de rentrer en studio. Je ne veux pas faire de chansons simplement vides de sens, je reste intimement persuadé que la sincérité est la clef de la réussite. J’ai donc pris mon temps, j’ai attendu que l’inspiration soit au rendez vous.
– Quel est ton Univers en fait?
M.: Mon univers est vaste, il se compose de soul, de musiques caribéennes, de jazz, de variété française. Je suis très éclectique et n’ai aucune barrière quant aux styles musicaux que je chante ou que j’écoute.
– Ton coup d’éclat reste sans conteste la reprise zouk du titre de Richard Cocciante, « Le coup de soleil », qui est un énorme succès inattendu aux Antilles et qui te fait remarquer par Wagram, qui te signe sur leur label Test! Une belle histoire!
M.: « Le coup de soleil » fut également un succès inattendu pour moi, cette chanson était censé être ce qu’on appelle « un titre d’album » et ne devait pas être programmée par les radios. C’est aussi ça la magie de la musique, les choses inattendues, celles qu’on ne prévoit pas mais qui étaient probablement écrites. Ce fut un tournant dans ma carrière, je n’ai jamais couru après les maisons de disques, mais je fus ravi que celles-ci viennent à moi et puisse entendre les échos de ce qui se passe dans notre communauté.

– Mai 2014, tu sors ton Best Of, Marvin by Marvin, où tu as réenregistré tous les titres, pourquoi ce choix?
M.: Cet album a été enregistré dans différents studios avec de nouveaux ingénieurs qui ont su apporter de nouvelles dimensions aux chansons et leur redonner un second souffle. Le but de chaque artiste est que sa musique puisse être écoutée par le plus grand nombre et j’ai eu cette opportunité de faire redécouvrir les chansons à ceux qui venaient de me découvrir.
– « Marionnette » parle d’un homme trompé qui veut oublier celle qui le fait souffrir, très bien écrit mais très triste, comme beaucoup de tes textes. C’est un choix d’écriture?
M.: C’est vrai que je n’ai jamais fait cette analyse, mais au fond, je suis probablement plus touché par les textes et les mélodies tristes, mais ça je ne l’explique pas vraiment. J’écris toujours de façon spontanée, rien n’est jamais réfléchi à l’avance.

– Le 02 Novembre dernier c’était la consécration, tu fais l’Olympia à guichet fermé! C’est une fierté pour tous les amateurs de zouk, et c’est ta fierté aussi, nous supposons?
 M.: Je suis honoré et ai encore des étoiles plein les yeux d’avoir eu la chance de fouler cette salle mythique. C’est le résultat de tout un travail d’équipe pourtant j’ai l’impression que tout commence maintenant pour moi.
Reportage de Téléantilles sur le concert de Marvin à l’Olympia:

– Ton nouveau single est un duo avec Phylissia Ross, chanteuse haitienne, qui ne figure pas sur Marvin by Marvin, et c’est à nouveau un gros succès. Parle-nous de cette rencontre.
M.: Phylissia Ross m’a contacté il y a quelques temps pour une collaboration, je suis directement allé voir sur YouTube ce qu’elle faisait et je suis tombé sous le charme de cette magnifique chanteuse. J’ai directement pris un billet aller pour New-York et nous avons spontanément écrit cette chanson « Ma vie sans toi ». J’aime ce genre de rencontres, artistiques mais également humaines car je pense qu’on ne peut pas dissocier les deux. Pour que la magie de la musique opère je pense que ces ingrédients sont indispensables.

– Tu as souvent fait des duos (Warren, Kim, Tanya St-Val, Phylissia Ross…), tu aimes partager? Comment se font ces échanges?
M.: Les duos et les collaborations sont inévitables dans une carrière, elles évitent de tourner en rond et permettent de se nourrir des autres. À chaque fois que je n’ai plus d’inspiration, ces instants de partage m’aident à en retrouver, que ce soit les duos ou les collaborations avec les fantastiques musiciens avec lesquels j’ai eu l’occasion de travailler.
–  Qu’est-ce que Marvin nous réserve comme surprise en 2015?
M.: Je vais rentrer en studio dans quelques jours pour préparer de nouvelles chansons, de nouveaux projets et je suis impatient de voir quelle sera la suite de cette belle aventure!
– Merci Marvin 
M.: Merci pour tout et à très bientôt
Retrouvez Marvin sur la Toile

Comments

  1. Jean-Louis Béatrice says:

    Marvin je suis folle amoureuse de toi

    J'aime

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