ROCKI: « Je regrette ces artistes qui utilisent le dancehall pour faire du n’importe quoi »!

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Rocki est un artiste qui a su très tôt prendre son destin en main. Il s’est lancé dans l’auto-production et la production via sa structure Atila Music après quelques déboires liés à la création et à la désintégration du Crew Atila. Les coups et les bosses ont été une rude école de la vie pour lui mais aujourd’hui, il s’est relevé et repart la rage au coeur sur les routes du dancehall. Dur comme le Roc, VLG ROCKI partage avec nous sa vision de la vie et du monde musical en toute sincérité.

– Salut Rocki, présente-toi aux lecteurs de FKZM.

ROCKI: Bonjour chers lecteurs, je m’appelles VLG Rocki, j’aime beaucoup la musique, le basket-ball, passer du bon temps avec mes amis et voyager.

– Pourquoi ce pseudo, Rocki?

R: Alors Rocki c’est un pseudonyme que je me suis donné car mes amis m’appelaient « Le Roc » au collège (à savoir que le roc est une pierre dure), un surnom que l’on m’a donné car je crois que je suis un peu dur, dans le sens où j’ai tendance à ne pas cacher ce que je pense vraiment, je ne me retiens pas tout le temps quand il faut et également parce que je peux me montrer très dur dans le domaine de la connerie (l’humour, la bêtise humaine).

– Que signifie exactement le VLG que tu accoles souvent à ton nom?

R: En effet, mon pseudonyme d’artiste est « Vlg Rocki » administrativement parlant. Lors de ma déclaration à la Sacem le pseudonyme « Rocki » était déjà pris par quelqu’un, j’y ai ajouté le Vlg qui est pour moi le diminutif de Volga, mon quartier natal.

– Tu as commencé à tâter de la dancehall en 2005, comment ça s’est passé?

R: En fait, j’ai depuis tout petit beaucoup apprécié la musique, j’ai essayé d’être Deejay en suivant mon grand frère, j’ai essayé aussi la danse mais à la longue ces deux loisirs musicaux ne m’ont pas attiré, puis un jour, avec des moyens très maigres, j’ai essayé de chanter chez un ami. Il se trouve que mon couplet a fait plaisir à mon entourage et surtout à moi 😉 , du coup j’ai essayé de m’impliquer de plus en plus dans la chanson. Aujourd’hui je crois que chanter est devenu un besoin vital pour moi.

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– Le vrai départ est en 2006 avec PSK Music, parle-nous de cette première expérience…

R: Guy, plus connu sous le nom de PSK, fréquentait mon grand frère à l’époque. Celui-ci ayant remarqué mon implication dans la musique a parlé de moi à PSK. PSK m’a de suite invité à me projeter dans sa prod. J’étais vraiment content de voir que j’allais commencer à faire du son de manière professionnelle, les titres se sont enchaînés, j’ai eu un public de plus en plus grand, beaucoup d’encouragements venant de la famille, des amis et fans. J’ai vraiment compris la place de l’artiste ainsi que ses responsabilités. J’ai été, d’un côté, émerveillé par la situation et le plaisir de commencer à faire ce que j’aimais, et d’un autre côté, j’ai eu un peu peur au début, peur des responsabilités, peur de mal m’y prendre.

– Tu navigues donc entre les quartiers Volga et Chateauboeuf?

R: Actuellement je suis en France pour des raisons professionnelles mais oui j’habite entre Volga et ChateauBoeuf.

– 2008, tu sors un premier album underground « MY FIRST LEAD IN UNDERGROUND », ça marque un tournant dans ta carrière?

R: Oui, j’ai fait cet album car je souhaitais faire quelque chose de concret et, comme on dit, le travail finit par payer, cet album m’a apporté pas mal de succès en Martinique. Je n’étais pas reconnu par les plus âgés mais les jeunes de ma génération m’ont clairement félicité et montré leur reconnaissance. C’est à cette période que j’ai vraiment pris confiance en moi et que j’ai constaté la valeur de ma musique.
– Rocki est plutot conscious lyrics, slackness ou party time?

R: Rocki c’est plutôt Conscious Lyrics et Party Time. Beaucoup me prennent pour un chanteur Slackness mais je ne le suis pas, c’est juste que sur certains thèmes, j’ai été le premier à dire les mots qu’il fallait. Comme je le disais au début, je suis du genre à dire vraiment ce que je pense avec les mots qu’il faut, les mots qui reflète le sujet. Après, il est arrivé que dans ma jeunesse, par humour ou naïveté, que je fasse un morceau slackness, mais ce n’est pas mon truc.

– Tes lyrics sont assez recherchés, tu ne te contentes pas du trio classique argent-sexe-drogue…

R: Oui, je suis content de voir que, vous aussi, vous l’ayez remarqué, et je crois que c’est l’une des choses qui fait ma force artistique. Énormément de fans et même d’artistes avec lesquels j’ai travaillé m’ont fait la remarque. En effet, je fais des morceaux festifs de temps en temps mais la plupart de mes titres ont des thèmes très sensés et sérieux, dénonçant les négativités de la vie ou des choses déraisonnables, et en plus, avec le fait que je ne me retienne pas, comme je vous le disais, mes sons peuvent s’avérer très choquants et frustrants.
Ces temps-ci, il y a beaucoup d’artistes qui se focalisent sur l’argent, le sexe et la drogue soit pour buzzer, soit pour plaire aux gens ou amuser la galerie. Et ce qui fait la différence avec moi c’est que je veux bien amuser la galerie et plaire au gens, mais l’éducation que ma mère m’a donnée a fait que mon premier intérêt avant tout c’est la rationalité et la raison, étant donné qu’être artiste c’est aussi une grande responsabilité au niveau de l’influence que l’on a. Donc mes musiques vont faire réfléchir, faire passer des messages sensés, en frustrer certains avec des vérités blessantes, avant tout, et puis, peut-être après, amuser la galerie. Et quand j’aborde des thèmes comme l’argent, le sexe ou la drogue, je le fais mais toujours en restant sensé, en faisant passer une morale, c’est ça qui me diffère des autres.
J’ajoute que argent-sexe-drogue sont des thèmes pas tout le temps bien vus mais ce sont des choses qui existent et que des artistes vivent vraiment, donc je ne vais pas tout le temps cautionner ce qu’ils disent mais je comprends, et je vais cautionner ceux qui, comme moi, abordent ces thèmes mais en restant sensés. En revanche, je ne vais jamais pouvoir comprendre ceux qui abordent les thèmes argent sexe & drogue ou autre truc délicat voir stupide juste pour le paraître ou buzzer. Ce que je déteste le plus, c’est quand certains abordent ces thèmes et qu’ils disent des trucs irresponsables.

– En 2009, on te découvre en feat sur le 1er album de Kalash avec le titre « Oh No », vous avez démarré ensemble?

R: Euuum oui… on peut dire ça comme ça, Kalash était comme moi un artiste reggae-dancehall et à l’époque, il faisait son album et m’a proposé d’y participer. J’aime bien ce chanteur donc je n’ai pas hésité une seconde. Nous nous sommes donné rendez-vous et puis on a écrit ensemble, ça été un peu rigolo parce que j’ai mis ma sauce de « Lascars Créole » dans ce titre.
Les Lascars Créoles, c’est, au départ, une série française appelée « Les Lascars » que j’ai parodié en créole avec beaucoup d’humour, ces parodies ont fait un buzz colossal, j’ai aussi parodié quelques épisodes d’autres séries mais j’ai très vite arrêté, car ça avait beau plaire au gens, ce n’étais pas trop mon kiff. Et puis BOBI PRODUCTION a pris mon idée, ça m’a un peu dégoûté au début, mais après je me suis dis que je lui laissais la place car c’était pas vraiment mon truc de faire ça et lui semblait être très intéressé. Voila, au final, j’ai fait une parodie avec lui et puis je lui ai laissé la place.
Pour revenir au titre que j’ai fait avec Kalash, je vais dire que ce fut une bonne expérience, c’est un de mes meilleurs feat, et oui on a à peu près démarré ensemble.

– En 2010, tu lances Atila Rekords pour devenir ton propre producteur, c’était le bon choix?

R: Alors là il y a plusieurs choses qui ont fait que j’avais créé ce groupe de musique et qui est aujourd’hui une prod. J’ai créé un studio de son pour m’auto-produire et aussi parce que ça m’intéressais aussi, l’ingénierie du son. M’auto-produire c’est plus économique et confortable. Ensuite j’ai nommé ce studio Atila Recordz en hommage à mon grand frère que j’ai perdu dans un accident de la route en 2007, puis Atila Music en 2008 quand j’ai recruté des membres tel que Piafo, Shwepso, Shafta, TS et bien d’autres. En fait, j’ai nommé le groupe Atila Music quand il est devenu un crew.

Et pour tout vous dire, la période de 2007 jusqu’à maintenant a été et est encore une période très très difficile et très compliquée pour moi. En 2007 j’ai perdu mon frère. J’avais 16 ans, ça a été très dur et, jusqu’à aujourd’hui, j’en souffre. A partir de là, j’avais beau vivre ma vie mais j’avais toujours cette douleur au fond de moi. Puis, depuis 2010, quelques membres du crew ont commencé à se disperser à cause des parcours scolaires et parce que certains n’avaient plus goût à chanter.

En 2011, j’ai perdu un bon ami et membre du crew Atila, Shwepso. Et là, ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, parce qu’en fait c’était mon cousin et son petit frère qui ont fait face à Shwepso et ses amis dans une sorte de bagarre de rue qui a causé le décès de Shwepso. A partir de ce jour, j’étais vraiment mal car, je ne sais pas si vous imaginez, mais j’avais d’un côté mon ami Shwepso, membre du crew avec qui je travaillais la musique qui était parti et de l’autre côté mon cousin qui était allé en prison.


En 2011 je me suis senti abandonné, contrarié et fortement déprimé. Dans ces moments-là, c’est là qu’on voit qui sont les vrais amis. Et le pire dans tout ça c’est, qu’après cette histoire avec Shwepso, des gens ont essayé de me faire porter le chapeau, vu que c’était mon cousin qui avait fait ça. Hors, je n’étais pas du tout au courant des conflits que mon cousin avait, je n’étais pas là quand tout ça est arrivé.

J’ai entendu des gens dire que c’est moi qui a fait ça à Shwepso, des gens m’ont traité de traître alors que je n’étais au courant de rien, je n’étais pas la quand ça c’est fait, ce n’est pas moi qui ai fait ça à Shwepso. Ensuite j’ai entendu que des gens disaient que j’ai aidé mon cousin à rentrer sur Volga après son conflit avec Shwepso, et, là encore, cette rumeur est fausse et surtout invalide car ce qui c’est passé c’est qu’un de mes oncles a reçu un appel à l’aide de mon cousin, donc je suis parti à sa recherche. Arrivé sur place, il n’y avait plus qu’une ambulance, mon cousin était déjà reparti vers Volga. Donc ce n’est pas moi qui l’ai ramené à Volga, et, même si c’était moi, j’aurai agis comme n’importe qui aurait agi à l’appel à l’aide d’un membre de sa famille. Je ne vois pas ce qu’il y a de mal à répondre à l’appel à l’aide de son cousin, surtout en étant au courant de rien. Donc, là encore, une rumeur fausse et surtout invalide.

L’histoire en elle-même m’avait déjà mis le mental à plat mais en plus de ça il y avait ces rumeurs qui me salissaient et qui me faisaient perdre des fans. Evidemment, perdre des fans, ce n’est pas grave, mais quand on ment sur toi, on met de telles atrocités sur ton nom, après avoir perdu ton frère, puis ton ami c’est très déprimant.
En somme, j’ai perdu mon frère en 2007, j’ai perdu des membres du Atila petit à petit à partir de 2010, j’ai perdu un ami et membre du Atila en 2011, j’ai mon mental et ma carrière qui ont pris un sale coup de 2011 jusqu’en 2013 à peu près.
Aujourd’hui je suis seul avec ma prod, je travaille avec quelques personnes qui ne m’ont pas lâché ou qui m’ont rencontré en cours de route. Je continue la musique en me refaisant le moral petit à petit. Et pour répondre à votre question je crois aujourd’hui que c’est un bon choix d’avoir créé une prod pour m’auto-produire mais je regrette d’avoir créé ce crew car je me suis donné du mal pour ça et au final tout cela ne m’a rien apporté de bon.
– Quand tu vois que tu as démarré en même temps que des X-Man, Kalash, tu penses que tu as raté le coche à un moment?

R: Non je n’ai rien raté. Je pense que je n’ai pas su suivre X-Man et Kalash à cause de 3 choses. 1) je n’aurais pas du créer ce crew, je pense que ça m’aurait fait prendre plus de temps pour moi-même, je me serais moins dispersé. 2) J’étais en pleine période d’étude (Lycée et Etudes Supérieures), ça aussi me prenait beaucoup de temps donc m’empêchait de concrétiser ma musique, et puis j’estime que les études doivent passer avant, la musique c’est pour un temps, en général ça ne te donne pas à manger toute ta vie. Et puis 3) il y a tout ce que je vous ai expliqué précédemment, les péripéties de ma vie qui m’ont déstabilisées. Tout ça a fait que je n’ai pas pu suivre X-Man et Kalash.

– Via Atila Music, tu produis d’autres artistes?

R: Oui avec mon studio d’enregistrement et ma structure audiovisuelle, le Atila Music fait des collaborations avec des artistes tel que Politik Nai, Dj T-One, Danthology etc… Et puis nous avons d’autres artistes, clients, qui demandent nos services, les demandes se font à partir de mon site http://www.vlgrocki.com

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– Avec Atila, tu penses aussi merchandising, apparemment?
R: Il y a un peu moins de 3 ans, je me suis affiché dans un clip avec un Tee-Shirt ATILA MUSIC que j’avais fait créer, suite à cela j’ai reçu beaucoup de demandes de Tee-Shirt Atila, les gens voulaient porter leur Tee-Shirt Atila Music.
Ce qui m’a de suite donner l’idée de faire ma marque. La procédure est en cours, c’est un ami qui s’occupera de ma marque parce que je ne peux pas tout faire en même temps.
J’essaie de faire des cadeaux et d’en donner aux collègues susceptibles de pouvoir faire la marque avancer, il y a quelques jour Politik Nai a carrément fait un showcase avec la marque, j’en profite pour le Big Up, j’ai toujours su que Popo est une bonne personnalité. Pour le moment je ne vais pas pouvoir vous donner le nom exact de la marque ou autre détail car tout n’est pas encore opérationnel.

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– Atila Rekordz et Atila Movie, c’est en hommage à ton frère, c’est important pour toi de le garder avec toi?

R: Mon frère aimait beaucoup la musique aussi, il était d’ailleurs deejay. Créer cette production en son nom est une de mes manières de lui rendre hommage, c’est quand même important pour moi.

Atila

Atila

– Qu’est-ce qui fait que, musicalement, Rocki n’a pas encore explosé? Penses-tu qu’il t’a manqué le bon titre ou y’a-t-il eu des éléments qui font que tu ne passes pas beaucoup en radio?

R: Dans la musique il y a plein de choses malheureuses et pitoyables qui font que souvent le vrai talent n’est pas reconnu et diffusé. Mis à part le fait que, comme je disais précédemment, ma vie a été déstabilisée donc je n’ai pas pu vraiment faire tout ce qu’il fallait pour exploser, il y a les médias qui choisissent les artistes qu’ils veulent avec des critères pitoyables, du coup beaucoup d’artistes avec ça dans le sang sont dans l’ombre pendant que des pantins riches sont diffusés, et le pire c’est que, des fois, ils chantent des choses irresponsables. Au passage je tiens à Big Up la chaîne télévisée BBlack TV qui a comme critère le talent et le travail et non l’argent.

– Parmi les titres que tu as écrit, quel est ton titre préféré et pourquoi?

R: J’en ai 4 préférés, j’aime beaucoup « La Volga« , « Bossi Gyal« , « Aye Wè » et « Ou Dwé » .

– Tu penses que les médias font un travail suffisant aux Antilles pour les jeunes?

R: J’ai déjà vu de bonnes choses passer dans les médias antillais mais globalement je trouve qu’il ne s’occupent pas assez des jeunes qui sont l’avenir. On nous blinde de chaînes d’autre pays et le peu de chaînes locales qu’on a, quand ils parlent de jeunes, c’est pour parler de crime ou délinquance. On ne met pas de programmes permettant aux jeunes de soutenir leur culture et leurs talents, on ne fait pas de programme pour soutenir notre musique (le zouk, le bèlè), ils ne font pas de programmes pour préparer les jeunes. Après la génération de nos parents, la culture n’est pas transmise comme avant. Les jeunes ne savent plus qui ils sont, ils ne savent plus quoi faire et se dispersent.

– Que regrettes-tu au niveau du milieu dancehall actuel?

R: Je regrette que les médias et le public ne reconnaissent pas souvent les bonnes personnes. Je regrette ces artistes qui utilisent le dancehall pour faire du n’importe quoi, et que ce soit eux qui soient mis en avant. Je regrette aussi d’avoir aidé des personnes qui ont voulu m’utiliser.

– Depuis 2008, tu sors un album tous les 2 ans, qu’est-ce que tu nous réserves pour l’an prochain?

R: Je pense que je vais essayer de me concentrer pour faire des titres puissants et me faire voir davantage sur scène, je crois que faire un nouvel album n’est pas ma solution. Après, j’ai toujours fait le nécessaire pour donner du plaisir à mes fans régulièrement, donc on verra bien..

– Que peut-on souhaiter à Rocki pour 2015?

R: On peut lui souhaiter la réussite dans la musique, qu’il rencontre des personnes qui l’aideront à réussir, et surtout la santé.

– Le mot de la fin?

R: Je souhaite dire aux gens de molir sur la violence, il y a beaucoup trop d’incarcérations pour des choses bêtes.
Merci à ceux qui aiment ma musique, eskizé à ceux qui ne l’aime pas, j’espère que les médias se montreront plus sérieux à l’avenir, et je souhaite à tous une bonne écoute de dancehall!

 Découvrez le nouveau titre de Rocki sorti le 14 Février :

Retrouvez Rocki sur la Toile

Site officiel : www.vlgrocki.com

FB : VLG ROCKI

Twitter : @VlgRocki

Instagram : @vlgrocki

YouTube : Rocki972

Comments

  1. Bonne continuation Rocki !

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